"Avec mon drapeau de fer, le vent soufflera toujours dans la direction que je lui imposerai." Disait ce drapeau rouillé par tant d'années. Et ce château dressé au milieu d'un paysage rural, trop rural, en disait long sur le vent.
Il embrassait délicatement cette route étroite de campagne que l'on peut voir au loin disparaître derrière un tournant. Il était là. J'étais là. Et puis, il y avait l'autre, comme l'intrus, quelqu'un qui n'aurait pas dû être là. En vérité, c'était moi l'intrus. Puis ici, au milieu de nulle part, j'étais vraiment impuissante. Et pourtant je me disais " "Avec mon drapeau de fer, le vent soufflera toujours dans la direction que je lui imposerai" disait ce drapeau rouillé par les années."
Puis, je suis allée m'allonger sur l'herbe un peu fraîche, et j'ai déraciné une fleur fanée pour permettre à l'herbe de respirer.
vendredi 6 novembre 2009
jeudi 5 novembre 2009
Matmatah
Aujourd'hui, il pleut. Aujourd'hui les nuages couvrent méchamment le ciel. Aujourd'hui est quand même une belle journée.
Car j'écoute Matmatah.
Et que l'amour qui rit peut être si beau sous la pluie.
"Si tu cherches un peu de gaieté,
Viens donc faire un tour à Lambé !"
Car j'écoute Matmatah.
Et que l'amour qui rit peut être si beau sous la pluie.
"Si tu cherches un peu de gaieté,
Viens donc faire un tour à Lambé !"
lundi 2 novembre 2009
Qu'est-ce donc qu'un étranger ?
Je sais bien que j'en suis capable, un jour, clic clac, je disparaîtrai. Sans aucun doute. Presque sans un mot. Ne me crois pas immortelle. Car je te le dis, je te le confirme, je ne suis PAS immortelle. Tout peut me ravir. Cependant, crois-moi j'essaierai de me ravir moi-même, avant d'être ravie.
Cette idée me hante depuis bien des semaines, depuis des mois, peut-être même des années, et je n'en sais rien. (Excusez mes pauses, je vous prie, je mange.) Je reprends... Je crois bien que cette idée me ronge, me démange, et me dérange. Mentalement, je ne dois pas être stable. Je suis lunatique dans tous les sens du terme. Cette idée est comme une promesse. Une promesse de non-retour, ou une promesse de retour absolu. Qu'est-ce donc qu'un étranger ? Je pense être l'étrangère par excellence.
"I don't want to change the world,
I just want to leave it colder..."
Qu'est-ce donc qu'un étranger ? Peut-être que je suis l'étrangère car moi aussi j'aime regarder les nuages, et que je hais l'or comme vous haïssez Dieu. Je n'en sais rien, encore et toujours, à croire que je suis inculte, je me méconnais vraiment. Ou peut-être. Je suis l'étrangère par excellence car lorsque je te prends dans mes bras je sens une chaleur qui se mêle à ma froideur, et je me dis que nous sommes si différents. Je suis l'étrangère car je parle l'étranger. L'étrangère par excellence est nulle part chez elle et est partout chez elle. Et je ne prends point les nations en cœur, je ne prends point les pays pour patrie, je prends le monde pour spectacle, je prends le monde pour pays. Je ne sais d'ailleurs à qui j'écris, et toi lecteur, puisses-tu boire mes mots et les prendre entièrement pour Toi, et ne te pose pas de questions, c'est à Toi et simplement à toi que je m'adresse à travers cette "lettre".
Qu'est-ce donc qu'un étranger ? C'est peut-être aussi se couper les cheveux quand on les a laissés longs, très longs, pendant des années. Et se dire, nous voilà autre. J'arrive à être autre. Les cheveux aussi ont une robe, leur tenue est indéniable, et leur donner une autre apparence, c'est accepter un autre Moi, un autre soi. C'est aussi refuser un autre Moi.
"She was the first to go."
L'Autre c'est peut-être aussi un moi-même déguisé, et finalement, l'on découvre que tout le monde est autre, notre propre personne y compris. Mais nous sommes plus ou moins autre. Comme nous sommes tous quelque part acteurs.
Cette idée me hante depuis bien des semaines, depuis des mois, peut-être même des années, et je n'en sais rien. (Excusez mes pauses, je vous prie, je mange.) Je reprends... Je crois bien que cette idée me ronge, me démange, et me dérange. Mentalement, je ne dois pas être stable. Je suis lunatique dans tous les sens du terme. Cette idée est comme une promesse. Une promesse de non-retour, ou une promesse de retour absolu. Qu'est-ce donc qu'un étranger ? Je pense être l'étrangère par excellence.
"I don't want to change the world,
I just want to leave it colder..."
Qu'est-ce donc qu'un étranger ? Peut-être que je suis l'étrangère car moi aussi j'aime regarder les nuages, et que je hais l'or comme vous haïssez Dieu. Je n'en sais rien, encore et toujours, à croire que je suis inculte, je me méconnais vraiment. Ou peut-être. Je suis l'étrangère par excellence car lorsque je te prends dans mes bras je sens une chaleur qui se mêle à ma froideur, et je me dis que nous sommes si différents. Je suis l'étrangère car je parle l'étranger. L'étrangère par excellence est nulle part chez elle et est partout chez elle. Et je ne prends point les nations en cœur, je ne prends point les pays pour patrie, je prends le monde pour spectacle, je prends le monde pour pays. Je ne sais d'ailleurs à qui j'écris, et toi lecteur, puisses-tu boire mes mots et les prendre entièrement pour Toi, et ne te pose pas de questions, c'est à Toi et simplement à toi que je m'adresse à travers cette "lettre".
Qu'est-ce donc qu'un étranger ? C'est peut-être aussi se couper les cheveux quand on les a laissés longs, très longs, pendant des années. Et se dire, nous voilà autre. J'arrive à être autre. Les cheveux aussi ont une robe, leur tenue est indéniable, et leur donner une autre apparence, c'est accepter un autre Moi, un autre soi. C'est aussi refuser un autre Moi.
"She was the first to go."
L'Autre c'est peut-être aussi un moi-même déguisé, et finalement, l'on découvre que tout le monde est autre, notre propre personne y compris. Mais nous sommes plus ou moins autre. Comme nous sommes tous quelque part acteurs.
mercredi 21 octobre 2009
dimanche 18 octobre 2009
"Love is a doing word."
Hier, nous marchions dans Paris. J'aime marcher à ses côtés, errer dans les rues étroites ou les grands boulevards parisiens, sous un ciel qui s'assombrit à chaque pas que nous faisons. Marcher, déverser des mots, une montagne de mots, un déluge de mots que nous ne pouvons plus arrêter.
Ma main blottie contre la sienne, nous marchions.
Le vent léchait nos membres, le froid pénétrait à l'intérieur de nos manteaux où il trouvait refuge. Le froid brûlait nos cœurs. Nous passions cette nuit à marcher sous les étoiles de Paris, le ciel était clair... aucun nuage, mais le froid. Ce froid. Nous avons croisé des rats, aussi. Oui, à Paris, il y aussi des rats et la Tour Eiffel. Et le carrousel, bien sûr.
Nous avons semé des mots pour améliorer le monde, ne pas dire "changer", ce mot me paraît assez ridicule et plein de prétention. Nous ne prétendons pas être mieux que d'autres, nous ne prétendons rien, non. Nous espérons.
Sous ce ciel immaculé, nous marchions, des idées battant sur nos lèvres... comme palpitent les papillons avant de mourir.
Ma main blottie contre la sienne, nous marchions.
Le vent léchait nos membres, le froid pénétrait à l'intérieur de nos manteaux où il trouvait refuge. Le froid brûlait nos cœurs. Nous passions cette nuit à marcher sous les étoiles de Paris, le ciel était clair... aucun nuage, mais le froid. Ce froid. Nous avons croisé des rats, aussi. Oui, à Paris, il y aussi des rats et la Tour Eiffel. Et le carrousel, bien sûr.
Nous avons semé des mots pour améliorer le monde, ne pas dire "changer", ce mot me paraît assez ridicule et plein de prétention. Nous ne prétendons pas être mieux que d'autres, nous ne prétendons rien, non. Nous espérons.
Sous ce ciel immaculé, nous marchions, des idées battant sur nos lèvres... comme palpitent les papillons avant de mourir.
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