Bien que cette paire de pieds m'appartienne, la photographie ne "m'apprtient" pas. Juillet 2011.
Notre ombre s'étend sur la rivière,
et la rivière réfléchit notre lumière
comme un soleil qui nait.
Et bien que
et bien que
et bien que tout soit peuplé.
Nous sommes seuls.
Nous sommes seuls.
Absolument seuls.
Comme deux minuscules poussières,
seules, maladroites, flottant,
parcourant l'univers entier.
Comme deux papillons,
inconscients nous allons au gré
du vent, des fleurs, des pétales...
Comme deux papillons,
on suit le cours des soleils, des étoiles,
inconscients, nos ailes se heurtent
tournoient les unes dans les autres
se mêlent, s'entremêlent
s'abandonnent
l'une à l'autre.
Comme deux papillons perdus dans l'immensité de l'espace,
livrés aux tempêtes, livrés au pollen,
et aux feuilles qui tombent,
inconscients,
nous savons déjà que notre heure est proche.